Dys-moi tout…

Les troubles de l’apprentissage, double tâche et double peine. Soyons bienveillants… tout le monde y gagnera

Être atteint d’un trouble de l’apprentissage, quel qu’il soit, c’est un « drôle de cadeau ». Un cadeau, parce qu’il révèle une volonté et des talents cachés. Oui, il faut d’abord déployer des trésors d’ingéniosité et d’imagination pour compenser une ou des difficultés. Certains y parviennent tellement bien que cela conduit à des diagnostics très tardifs. Ceux-là, auront subi pendant leur scolarité, ce que l’on appelle l’effet double tâche : faire ce qu’on leur demande et compenser leur.s difficulté.s, partager leur concentration entre deux tâches qui ne sont pas automatisées.

Bien souvent, il leur faut en plus, faire face aux jugements : « peut mieux faire« , « ne s’applique pas« , « ne travaille pas suffisamment« , « ne s’intéresse pas« … Alors qu’ils redoublent d’effort pour faire de leur mieux, ils sont jugés, sans appel par certains adultes. Parfois, rejetés par les autres enfants.

« Un cerveau qui peut apprendre, c’est un enfant qui aime apprendre. Un enfant qui n’aime pas apprendre, c’est souvent un cerveau qui ne peut pas apprendre. » Michel Habib neurologue, La constellation des dys. Bases neurologiques de l’apprentissage et de ses troubles. DeBoeck-Solal, 2014.

En adoptant une attitude bienveillante, sans jugement, on encourage tous les enfants à faire de leur mieux et à réussir, chacun à sa mesure, chacun à son rythme. C’est particulièrement vrai pour les enfants atteints de troubles de l’apprentissage. Et ça fait du bien à tous…

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